Ville de Cernay
Ville de Cernay

Histoire de Cernay

Situé sur la Thur 5 km en aval de Thann, sur la route départementale 83, non loin de son intersection avec la RN 66.

Armoiries : « De gueules à la tour d’argent couverte maçonnée de sable , accosté de deux bars adossés d’argent » ( illustré par blason) Elles figurent sur une charte de 1299 conservée au Staatarchives de Bâle avec l’inscription :"+S.Universtatis Senheim" S’y sont ajoutées les croix de guerre 1914-18 et 1939-45

    A l'aube de l'Histoire ... | Les premières traces de Sennenheim | Cernay devient ville ...
Cernay berceau de l'industrie alsacienne | Les années de tourmentes | un dynamisme retrouvé

A l'aube de l'histoire ...

ZoomA l’aube de l’histoire…
Selon J.J. Hatt et C. Oberreiner, l’Ochsenfeld est la « magna planitus » où s’est déroulée la bataille qui opposa Jules César et ses légions à Arioviste, le roi des Suèves en 58 av J.C.
Le tronçon d’une ancienne voie romaine est encore visible en bordure du Nonnenbruch.
Cernay aurait pu être une simple station routière (mansio) sur la voie Mandeure, Pont d’Aspach, Wittelsheim (et son vicus) et Breisach.
Les origines de Cernay pourraient remonter à l’époque franque (Vème siècle) si l’on se réfère au toponyme « Sennenheim » (le hameau de Sanno) peut être un chef local de l’époque.
Sennheim en dialecte s’écrit « Sane » et se prononce Sana.


Bataille imaginée par un peintre amateur local du 20 émeZoom

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Les premières traces de Sennenheim

ZoomLes premières traces… Sennenheim, 
Cernay sous la forme de Sennenheim est mentionné pour la première fois dans une charte de 1144 (Frédéric Ier, Comte de Ferrette et Stéphanie d’Eguisheim son épouse fondent et dotent le couvent de Feldbach, ils lui attribuent un ensemble de vignes à Cernay « vineas de Sennenheim »).
Le village se trouve alors sur les terres des Comtes de Ferrette dont l’histoire est liée à celle de l’Empire germanique.
Il occupe une position de carrefour (sur les axes nord/sud de la plaine d’Alsace, est/ouest Lorraine Alsace par la vallée de la Thur).
En 1188, la paroisse (dépendant de l’évêché de Bâle) fait entourer d’un mur le cimetière autour de l’église St Etienne. (En 1271, on y trouve un cellarium.)

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Cernay devient ville ....

ZoomCernay devint ville …
 
L’existence d’une première enceinte est attestée dès 1268.
La ville a un marché, un hôpital (1277), une municipalité (ou Magistrat) et un tribunal.
Elle est administrée par un procureur ou Schaffner (économe).
Des maisons religieuses (abbayes d’Oelenberg, Lucelle, Murbach) et des nobles tirent ressources principalement du vignoble local et de taxes diverses (la dîme).
En 1324, le mariage de Jeanne de Ferrette avec Albert, duc d’Autriche (un Habsbourg) fait passer, Cernay et Steinbach (même seigneurie) et le comté de Ferrette, à la Maison d’Autriche. Dès lors, les baillis chargés d’administrer la ville sont recrutés principalement dans la famille des chevaliers de Ferrette. (blason au lion rampant couronné) qui y possèdent 2 cours : l’Oberhof et le Pfirterhof.
Au cours du XIVe siècle, la ville se développe et se dote d’une deuxième enceinte.

L’Empereur ou les ducs lui accordent certains privilèges.
(Dès le XIIIe siècle elle a le droit de tenir un marché hebdomadaire renforcé par 3 foires annuelles sur l’Ochsenfeld, un facteur déterminant de sa prospérité.
Avec Belfort, c’est le marché le plus important de Haute Alsace.)
A partir de 1336, elle dispose librement de ses communaux ;
1368, elle peut percevoir un droit d’Umgeld (taxe sur les auberges) pour l’entretien des murailles ;
1379 ses habitants ne peuvent être cités que devant le tribunal établi par le Magistrat de la ville.
(Il regroupe des bourgeois soucieux de défendre leurs intérêts sous l’autorité d’un bourgmestre qu’ils ont choisis).
Elle n’est pas épargnée par les calamités qui frappent l’Alsace en cette fin de Moyen-Age. (en particulier la peste noire de 1349 et de 1438, qui déclenche une vague d’antisémitisme dont a souffert la petite communauté juive de Cernay.)
En 1377, des bandes anglaises ravagent la ville.
En 1445, elle repousse et anéantit avec le concours des villes voisines les mercenaires du Dauphin Louis (surnommés les Ecorcheurs). Enfin, les Habsbourg, toujours à court d’argent, l’engagent plusieurs fois de suite à leurs créanciers (en 1366, 1374, 1385, 1419).

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Cernay aux XVIIe et XVIIIe siècles

Cernay aux XVIIe et XVIIIe siècles
 
Au début du XVIIe siècle, la ville compte environ 1 200 habitants (Steinbach 600).
Sa prospérité repose sur la viticulture, les diverses activités liées à son marché hebdomadaire, son péage dont le droit se paie aux portes de la ville, son industrie papetière qui exporte vers Strasbourg et Bâle. Si elle est touchée indirectement entre 1618 et 1632 par la Guerre de Trente ans (1618-1648), elle vit une période beaucoup plus douloureuse de 1632 à 1639. Les « Suédois», mercenaires allemands au service du roi de Suède, affrontent les Impériaux au cours de nombreuses batailles livrées autour de Cernay. L’économie locale s’effondre. La misère s’étend et la cité se dépeuple.
En 1643, le roi Louis XIII donne la seigneurie de Cernay au général de Schoenbeck pour services rendus au Royaume. Ce dernier se rend très vite impopulaire auprès des Cernéens qu’il accable de taxes et de corvées. Il décède en 1652.
De 1652 à 1655, la Fronde des Princes amène à son tour pillages et exactions. Cernay ne compte plus que 270 habitants, Steinbach 120 !
4 habitants sur 5 sont morts ou ont fui la tourmente ! La paix revenue, Cernay et Steinbach retrouvent leur dynamisme à la fin du XVIIe siècle. Le vignoble est en pleine expansion.
A la mort de Wolfgang Sigismond de Schoenbeck en 1727, la seigneurie de Cernay est partagée entre ses descendants.
En 1775, le fief est tenu par F.C de Clebsattel pour 12,5/72e, son épouse née Kesselring (26,5/72e), le sieur de Gohr (32/72e) et le sieur de Latouche (1/72e).
En année moyenne, le fief leur rapporte 2770 livres. (Ils perçoivent de nombreuses taxes).
Face au bailli nommé par le seigneur, le Magistrat (formé de bourgeois élus ; ces conseillers exercent durant 3 ans une fonction précise ; à partir de 1758, le bourgmestre est élu à vie !) défend les intérêts de la communauté.
Exemples de conflits : 1715-1717 au sujet de l’exploitation de la forêt du Nonnenbruch, 1733 au sujet des troupeaux, 1760-1785 au sujet du partage de l’Ochsenfeld. Ils sont tous arbitrés par le Conseil Souverain d’Alsace.
Les nombreux artisans sont regroupés en métiers de la bouche, du bâtiment, de l’habillement.
A signaler 4 moulins : Winckel Mühle, Matten Mühle, Herren Mühle et moulin neuf; 2 papeteries et 2 potiers de terre. Un canal, creusé dès la fin du Moyen-Age et alimenté par les eaux de la Thur, favorise certaines activités artisanales.
Ville étape sur la route royale Strasbourg-Lyon (en 1703, le duc de Bourgogne petit-fils de Louis XIV s’y arrête), les portes s’ouvrent au lever du jour, ferment à 20 heures en hiver et à 22 heures en été. Le Magistrat se plaind du fréquent passage des troupes qu’il fallait loger et nourrir ! (1 fantassin recevait 4 livres de pain, 1livre et demie de viande, 1 pinte de vin ou 3 chopes de bière)
Premier affranchissement postal à Cernay le 1er février 1755 !
L’entretien des fortifications, devenues inutiles militairement, est confié de plus en plus aux particuliers.
En 1788, la communauté de Cernay Steinbach compte 2 130 habitants (1 443 pour Cernay seul)

ZoomLa période révolutionnaire.

Le 16 mai 1788 une nouvelle municipalité est élue au scrutin censitaire, elle entre en conflit avec l’ancien Magistrat qui s’efface le 8 septembre 1789.
Le curé d’Aigrefeuille nommé à Cernay en 1785 est favorable aux réformes, le baron de Latouche est nommé commandant de la ville et de la milice bourgeoise.
François Jaëcker est le premier maire élu à la tête de la nouvelle municipalité le 25 janvier 1790.
Cernay devient chef lieu de canton (11 communes) et fait partie du district de Belfort.
Steinbach est érigé en municipalité.
L’homme fort du parti jacobin est le curé Dagobert d’Aigrefeuille (1753-1817).
Il fonde une section de la Société des Amis de la Constitution et organise le 2 octobre 1751 à l’Ochsenfeld la fête de la Fédération en présence de l’évêque constitutionnel de Colmar A. Martin et avec le concours de milliers de volontaires nationaux.
Très vite impopulaire, il doit quitter Cernay.
Sous la Terreur, l’église perd 5 cloches, son argenterie, ses ornements.
Convertie en Temple de la Raison, elle devient ensuite un magasin de fourrage tout comme la synagogue. En juillet 1795, elle est rendue au culte.
Le Concordat ramène la paix religieuse, portes et fossés sont vendus en 1792 et 1796.
La porte de Colmar est aussitôt démolie.
Frédéric de Ferrette (1730-1794) meurt guillotiné le 21 messidor 1794, à Paris où il s’était réfugié.

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Berceau de l'industrie alsacienne

L'essor industriel
 
Dès le milieu du XVIIIé siècle l’industrie cotonnière s’est implantée à Mulhouse, elle est spécialisée dans la fabrication de tissus de coton imprimés et peints, dénommés « indiennes », fort à la mode à cette époque. (tissus initialement importés des Indes).
L’esprit d’entreprise des protestants calvinistes mulhousiens les conduits à Cernay et dans la vallée de Saint-Amarin où ils trouvent une main d’œuvre abondante et bon marché ainsi qu’une eau de qualité.
Les 12 chutes d’eau (10 sur le ban de Cernay) aménagées sur les 5,8 km de canal de la Thur (ou canal des usiniers) facilitent l’implantation des premières fabriques.
Dès 1781, les Mulhousiens J.J. Zurcher et P. Lischy s’installent au lieu-dit Karte-mühle. La fabrique disposent de 30 tables à imprimer et emploie des ouvriers qualifiés : dessinateur, graveur, imprimeur mais aussi de nombreux enfants et adolescent(e)s.
Ce n’est qu’en 1841 que la première loi sociale réglemente le travail des enfants.
Entre 1800 et 1840, l’industrie cernéenne est en plein essor et diversifie ses activités : filature, tissage, blanchiment, construction mécanique, industrie chimique etc.
S’y illustrent Henry de Sandoz (Suisse), Pierre Baudry (Normand), et de nombreux Mulhousiens J.M Schwartz, J.M Hofer, J. Witz, les frères Mathieu et Jérémie Risler etc.
En 1820, Cernay devient un des berceaux de l’industrie mécanique alsacienne grâce aux frères Risler et à l’anglais J. Dixon.
L’atelier (fermé en 1830) emploie jusqu’à 700 ouvriers et fabrique métiers à tisser, broches de filature, machines à vapeur etc.
Durant cette période, Cernay voit sa population doubler (3416 habitants en 1833).
En 1839, Nicolas Koechlin réalise la première ligne ferroviaire Mulhouse-Thann qui dessert la gare de Cernay.
L’annexion de 1871 compromet gravement l’économie alsacienne.
Pour autant les industriels cernéens s’adaptent progressivement au nouveau marché. (Rogelet, Heuchel, Stehelin, Scheurer, J. Gros etc) et les ouvriers bénéficient d’importantes avancées sociales.
A la veille de 1914, la Filature de laine peignée de Cernay dispose d’une cité ouvrière Sandozwiller, dotée d’une coopérative et d’une école ouverte en 1906.

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L’Annexion 1871-1918

L’Annexion 1871-1918
 
Cernay est en proie à une grave crise sociale marquée de grèves, quand débute le 19 septembre 1870 la guerre franco-allemande.
La compagnie des gardes mobiles reconstituée en 1868, est mobilisée dès le 20 juillet et envoyée à Neuf-Brisach qui capitule le 2 novembre.
Le 3 novembre, les Prussiens entrent dans Cernay.
A partir du 30 décembre 1871, Cernay fait partie de l’arrondissement de Thann.
La ville, devenue Sennheim, compte 4 372 habitants au lieu de 4 936 en 1863 (12% de la population ont opté pour la France).
Après une difficile période d’adaptation, tant morale que matérielle du fait de la regermanisation de l’Alsace, l’activité économique reprend. La ville se modernise. Des écoles se construisent (1883-1889) rue Risler.
En 1891, une nouvelle église est édifiée, un nouveau temple en 1905.
En 1906, on construit un nouveau Palais de justice et l’Hôtel des Postes et Télégraphes.
En 1907, Joseph Depierre fait paraître, en français, son ouvrage « Cernay, son passé, son présent ».
En 1914, la ville compte 5 200 habitants environ.
La nouvelle salle de gymnastique « Le Progrès » sur le Grün, devait être inaugurée début août !

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La Grande Guerre

La Grande Guerre
 
Dès le début de la guerre, de nombreux Cernéens sont mobilisés dans l’armée allemande.
Le 8 août, le 133ème RI investit Cernay. Les Allemands réoccupent la ville le 10 août.
Le 16 août, retour des troupes françaises (Chasseurs alpins et artilleurs) jusqu’au 28 août. L’accueil de la population est plus réservé qu’auparavant.
8 et 9 septembre, la ville défendue par les Allemands est sous le feu de l’artillerie.
De nombreux Cernéens sont arrêtés et incarcérés à Mulhouse ou conduits dans des camps de travail, au motif de sympathie avec l’ennemi, voire espionnage.
A partir du 14 septembre des hommes sont réquisitionnés pour des travaux de terrassement.
En décembre 1914, de violents combats se déroulent dans Steinbach.
Le 30 décembre, les « Diables Rouges » du 152ème RI, sont à l’action.
Les Steinbachois sont évacués sur Cernay dans la nuit du 30 au 31 décembre.
L’ordre est donné à 7 heures du soir aux Cernéens d’évacuer à leur tour la ville avant l’aube !
La population est dispersée dans 108 communes d’Alsace et d’outre-Rhin.
Pendant ce temps, les hôpitaux ont soigné plus de 3 600 blessés et malades.
Le 30 janvier 1915, Steinbach est aux mains du 152ème RI (il aura perdu 700 hommes et 12 officiers). Le front se stabilise entre Cernay et Steinbach jusqu’à l’armistice.
La commune est alors déclarée sinistrée à 100% et a droit à la Croix de guerre dans ses armoiries.
Le 19 août 1918, le président Poincaré accompagné par le maire Pierre Burtschell parcourt une ville fantôme.(2898 habitants en 1921).
Entre 1920 et 1930, la ville est un vaste chantier de reconstruction.
Elle se repeuple peu à peu pour atteindre 6388 habitants en 1936.

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Les années de tourmentes

Cernay durant la seconde guerre mondiale
 
La ville est occupée par les Allemands de juin 1940 à février 1945, dans une Alsace annexée de fait.
Entre le 31 octobre et le 11 décembre 1940, 485 habitant sont expulsés et transitent par l’institut St André devenu le lieu de rassemblement pour 10 000 Alsaciens expulsés car francophiles.
Une intense propagande est menée pour gagner les 5 300 habitants à l’idéologie hitlérienne, tandis que la germanisation est faite méthodiquement : Cernay devient Sennheim, tout est réglementé, surveillé. ; la famille ; la religion, l’école, les loisirs, l’économie locale.
La grande majorité de la population pratique l’auto-défense dans un climat de méfiance et de peur permanent. 35 hommes et 12 femmes sont déportés à Schirmeck, à Dachau, 12 y succombent.
Dès 1941, l’Institut St-André est converti en camp d’instruction de la Waffen S.S, plus de 10 000 jeunes « européens », la plupart volontaires, sont passés par ce camp qui est abandonné le 20 novembre 1944.
A partir d’avril 1942, le Service du Travail Obligatoire(STO) est instauré pour les jeunes Cernéens (classes 1920-1924) et Cernéennes (classes 1924-1927) ;
Entre janvier 1943 et novembre 1944, 434 Cernéens nés entre 1908 et 1926 sont incorporés de force (dont 24 dans la Waffen S.S).
129 « Malgré-Nous » sont morts ou portés disparus. Les Cernéens ont subi durant les dix semaines ayant suivi la libération de Mulhouse (23 novembre 1944), le dernier assaut contre la partie sud de la Poche de Colmar.
Le 1er janvier 1945, 1 000 habitants de Vieux-Thann sont évacués sur Cernay.
La XIX ème armée allemande oppose une farouche résistance aux troupes de la 1ère Armée du général de Lattre de Tassigny.
Les conditions climatiques sont exécrables.
Le 4 février 1945, le 6ème RTM et le 1er RTA entrent dans Cernay, Steinbach, Uffholtz, Wattwiller.
Les bombardements ont fait 51 victimes civiles.
Les dégâts matériels sont importants, la plupart des bâtiments communaux et tous les ponts sont détruits.
Le 10juin 1945, le Général de Gaulle accompagné des Généraux de Lattre de Tassigny et Juin arrivent à Cernay où ils passent les troupes en revue.

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Cernay aujourd’hui.

Cernay aujourd’hui.
 
Après la crise de l’industrie textile des années 1980, la ville a retrouvé un souffle nouveau.
Elle a aménagé des zones d’activités permettant d’attirer des entreprises diversifiées (Z.A.C des Rives de La Thur, de la Croisière, Z.I Europe, Pôle de la Cartisane etc).
Plus de 300 entreprises (chimiques, mécaniques ; chaudronnerie, agroalimentaire, services, high-tech) fournissent plus de 5 000 emplois.
Développement économique mais aussi développement démographique, facilité par une offre foncière disponible. (800 logements dans un parc paysager le long de la Thur).
Elle met aussi à disposition de ses 11 000 habitants des équipements culturels (Espace Grün, médiathèque, musée) et sportifs (nouvelle salle de sports) de qualité. Sa vie associative est intense (une centaine d’associations).
Elle dispose aussi d’atouts touristiques intéressants (parc à cigognes, train de la Doller, camping), Ville fleurie 2 fleurs et Biotope de la Thur.

Zoom

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