Le Chevalet d'Or organisée par la Ville de Cernay se tiendra du 7 au 15 février 2026 à l'Espace Grün, ENTREE GRATUITE.

Plus de 150 peintures, sculptures et photographies, dont les œuvres de la marraine, Marité BRASTER pourront être admirées par le public aux dates et horaires suivants :

  • Samedi 07/02 de 14h à 18h
  • Dimanche 08/02 de 10h à 18h
  • Mercredi 11/02 de 14h à 18h
  • Samedi 14/02 de 10h à 18h
  • Dimanche 15/02 de 10h à 18h.

ENTRÉE GRATUITE pour le public et les visiteurs pourront choisir leur œuvre "Coup de Cœur" par un vote.

Marraine de l’exposition : Marité BRATSER

Marité Braster : sublimer la matière rejetée

Artiste plasticienne, Marité Braster s’est imposée par sa démarche singulière autour d’un matériau inattendu : la chambre à air. Considérée par beaucoup comme un simple déchet, cette matière devient sous ses mains le point de départ d’une réflexion sur la valeur, la mémoire et la transformation.

Pour l’artiste, « tout peut avoir une valeur si l’on apprend à regarder autrement ». C’est ce changement de regard qui guide son travail : redonner souffle et présence à une matière usée, marquée par le temps et le mouvement. Chaque chambre à air a roulé, traversé des paysages, porté des histoires anonymes avant d’arriver dans son atelier. Nettoyée, découpée, recousue, elle retrouve une force expressive nouvelle.

Au cœur de sa démarche, Marité Braster interroge la trace et la mémoire du corps. Selon elle, les émotions vécues — qu’elles soient de joie, d’amour ou de douleur — laissent une empreinte. Ses sculptures deviennent alors les témoins d’une mémoire.

Son œuvre s’articule autour de plusieurs formes de résistance : écologique, en s’opposant à la culture du jetable ; poétique, en réhabilitant la beauté du rebut ; intime, face aux violences vécues et vivante, contre l’oubli des corps et des parcours humains.

En élevant une matière déchue au rang de sculpture, Marité Braster invite le public à une expérience sensorielle et introspective. Elle n’impose pas de lecture unique, mais propose une rencontre ouverte entre matière et regard. Face à ses œuvres, chacun est libre d’y percevoir une armure protectrice, une blessure à fleur de peau ou un souffle porteur.

On y voit l'artiste Marité Braster entrain de travailler dans son atelier de sculpture

Quand la peinture devient sculpture

Transformer une peinture ou un dessin célèbre en œuvre tridimensionnelle : tel était le défi artistique proposé aux jeunes du Pôle Enfance du Centre Socio-Culturel AGORA. Inspirés par l’univers de Pablo Picasso, ils ont exploré, au fil d’un cycle d’activités mené au mois d’octobre dernier, le passage de la 2D à la 3D, de la peinture à la sculpture.

Les enfants ont tout d’abord découvert la vie et l’œuvre du célèbre artiste à travers une projection vidéo, leur permettant de se familiariser avec son style, son regard sur le monde et sa manière de représenter les formes. À partir de cette immersion, chacun a choisi une œuvre servant de base à son travail parmi quatre propositions emblématiques : le chat, le hibou, la chèvre ou le singe. Un travail d’observation au crayon a ensuite été réalisé afin de mieux comprendre les lignes et les volumes.

La mise en couleur a été abordée grâce à la technique de l’aquarelle, permettant aux jeunes artistes d’expérimenter les nuances et la transparence. Puis, un nouveau défi s’est présenté : imaginer le passage de la peinture ou du dessin vers la sculpture. À l’aide du crayon, ils ont esquissé le croquis de leur futur prototype, en partant d’une forme simple, la boule, pour penser les volumes en trois dimensions.

Enfin, place au modelage et à la céramique. Les enfants ont travaillé le grès, un type de terre particulièrement adapté à la sculpture, et ont appliqué des engobes pour donner couleur et personnalité à leurs créations. Cette dernière étape a permis de concrétiser tout le cheminement artistique entrepris depuis l’observation jusqu’à la réalisation finale.

Le remarquable travail de ces jeunes artistes sera exposé lors du Chevalet d’Or.

On y voit une sculpure chat réalsié par une jeune du Centre socio Culturel AGORA

L’art comme langage universel : un atelier au cœur de l’Institut Saint-André

Au sein de l’Institut Saint-André, l’atelier d’arts plastiques animé par Régine Prévitali est un espace où l’art devient un langage universel, accessible à tous. Conçu comme un lieu sécurisant, bienveillant et stimulant, il permet aux personnes en situation de handicap d’explorer leur créativité, d’exprimer leurs émotions et de développer leur imaginaire.

Grâce à des activités variées telles que la peinture, la poterie, le coloriage ou le collage, chaque participant crée à son rythme, dans une approche fondée sur l’écoute, l’accompagnement personnalisé et la valorisation de chaque parcours artistique. Des artistes professionnels interviennent régulièrement afin d’enrichir l’expérience, d’encourager l’expérimentation et de renforcer la confiance en soi à travers des projets individuels ou collectifs.

L’atelier accueille jusqu’à 25 participants, du lundi au vendredi en demi-journées. Afin de garantir l’accès à tous, des interventions sont également proposées directement au sein de certains groupes pour les personnes ne pouvant pas se déplacer.

4 toiles seront exposées durant le Chevalet d’Or 2026.

Toile réalisée par Liliane HERBERZORN et Daniel KAUFFMANN

Vote "Coup de Coeur du Public"

Depuis la dernière édition, chaque visiteur de l’exposition pourra prendre part au vote du Coup de Cœur du Public du Chevalet d'Or 2026 de Cernay, qui déterminera l'œuvre la plus appréciée des visiteurs.

 

On y voit trois sculptures réalisé par Marité Braster avec des chambres à air, elles représentes des corps de femmes